Shosenkyou

A 2h en bus ou 1h30 en train de Tokyo, se situe la ville de Kofu. Une fois là bas on peut prendre un bus pendant 30 minutes qui mène aux gorges de Shosenkyo. Attention ce bus est bondé et le trajet n’est pas de tout repos mais Shosenkyo vaut bien cette petite demi heure digne des heures de pointes tokyoïtes. Petite parenthèse, si vous prenez un peu le temps d’observer vos compagnons de rando vous pouvez avoir un peu peur. Les japonais sont comme d’habitude suréquipés ! Ils ont la parfaite panoplie du petit randonneur ce qui peut vous faire craindre une périlleuse ascension, mais il n’en est rien ! Cette rando est encore plus simple que celle de Takao San et est vraiment plus fun, alors munissez-vous de vos plus belles baskets et n’hésitez pas à tenter l’aventure. Petite parenthèse, tous les japonais ne s’encombrent pas d’équipement… ou de vêtements confortables, comme l’atteste une photo dans la galerie à la fin de cet article.

Pour se rendre aux gorges de Shosenkyo, il faut donc être motivé, mais si le temps est avec vous, ça vaut vraiment le coup. Le cadre est idyllique pour peu que vous soyez en pleine période des koyou : rivière, chute d’eau, montagnes et arbres forment l’essentiel du paysage. D’ailleurs le lieu est très touristique et des bus entiers y vont. Cependant il y a plusieurs arrêts, 3 exactement. Nous avions tout d’abord pensé descendre au 3ème et dernier arrêt, celui du sommet pour les randonneurs du dimanche qui ne veulent pas trop faire d’efforts mais finalement, nous avons opté pour le premier arrêt « Shosenkyo-guchi » au pieds des gorges, peu de gens descendent à cet arrêt et nous ne l’avons pas regretté ! Si la première partie est moins intéressante que le reste, elle n’en reste pas moins agréable et surtout moins peuplée. De plus il est préférable de découvrir crescendo les gorges et les paysages qu’ils ont à nous offrir. Débuter la marche avec une ambiance calme et sombre ponctuée de quelques touches de couleurs est d’un grand contraste avec ce qui suit et permet d’apprécier la marche sur toute sa longueur.

Petite astuce ! Nous avions prévu de prendre le bus une fois en haut, et finalement on a préféré redescendre a pieds afin de réapprécier les paysages sous une autre luminosité. Ce qui était magnifique au demeurant, mais pas forcément une bonne idée, car une fois arrivé en bas, on risque de voir arriver un bus déjà complet et ne prenant plus de passagers. Heureusement, un local à eu la bonne idée de proposer à d’autres randonneurs et à nous même de nous ramener en voiture pour 600 yen (6 euro) par personne, soit 30 yen plus cher que le bus pour un trajet bien plus agréable et en prime ça nous a fait arriver plus tôt et on a aperçu le Mont Fuji ! Pratique !

Kamakura

Il y a quelques semaines nous sommes allés voir le Bouddha de Kamakura en compagnie de notre voisine biélorusse et de l’une de ses amies japonaises et… de cars entiers de petits écoliers en sortie scolaire ! Il faisait beau, les écoliers aux chapeaux jaunes et verts travaillaient leurs « hello » avec assiduité à chaque fois qu’ils nous croisaient vu que pour eux tous les gaijin (étrangers) sont forcément américains, nous faisions presque parti de l’attraction pour eux, ils se devaient donc de rapporter une photo souvenir d’eux avec les gaijin et Erwann a presque été élevé au rang de monument ce jour là. Et le Bouddha ? Ben il faisait du bouddha sauf qu’il était siiii grand !

Ce fût l’occasion d’inaugurer le nouvel objectif 10-22 (grand angle) et de marcher, beaucoup. Descendu à la gare de Kamakura, nous avons commencé par le temple Tsurugaoka Hachimangu. Nous y avons croisé quelques enfants en tenues traditionnelles (Pour le Shichigosan). Il faut bien le dire les minis samouraï et les minis Geisha avaient la classe.

En chemin vers un autre lieu touristique, nous avons croisé un escalier fort tentant bordé d’une grand-mère, d’araignées et de mousses vertes. Celui-ci menait au Sugimoto-dera. Sportif comme nous sommes nous avons gravit les marches, pour découvrir en descendant que c’était payant (200 yen soit 2€).

Nous avons pu visiter à Hokoku-ji un superbe jardin avec une forêt de bambous. Ce fût en ce qui nous concerne le plus bel endroit de la journée. On y aperçoit des grottes hélas inaccessibles.

Nous avons pris un train jusqu’à Kita-Kumakura (Le nord de Kamakura) pour voir le daibutsu Amitabha (le Bouddha) dans lequel nous avons pu entrer pour voir l’intérieur.

Puis nous avons été voir le temple Hasedera (300 yen et ferme à 17h) dans lequel on peut voir alignés des centaines de petites statuettes (qui représentent des nouveau-nés disparus…). Ce temple sur les hauteurs de la ville offre une vue magnifique sur la baie où les windsurfers se donnent à cœur joie. Si vous y allez n’oubliez pas d’aller en bas dans la caverne où la taille autorisée est de 1m02, ça vaut le coup d’œil.  On en a profité pour manger un bon curry végétarien accompagnée d’une « bonne » (tout est relatif) bière fraiche avec vue sur la baie. Trop dure la vie.

 

Takaosan

Cette fois-ci c’était la bonne, nous allions enfin pouvoir admirer le fameux automne japonais. Nous nous étions préparé pour l’occasion. Quel train prendre, quel chemin de rando choisir pour éviter la foule tout en bénéficiant du meilleur point de vu pour admirer les érables rouges. Nous avions  fait nos provisions au cas où nous nous retrouverions perdu into the wild  sans aucun truc à niaquer pas même un des singes de la foret avec lequel on aurait fait un sac de couchage deux places pour pas gâcher. Cependant nous avions omis une chose… le fait est que d’aller visiter Takaosan un jour férié, qui plus est un samedi, n’était pas une très bonne idée. Autant dire qu’il y avait autant de monde qu’en heure de pointe à Shinjuku et que la queue pour monter en haut du mont Takao n’avait rien à envier à celle de Disneyland. Cependant, nous voulions assister au matsuri qui avait lieu le même jour, c’était donc un risque calculé mais mésestimé. Malgré cette erreur stratégique, ce ne fut pas un calvaire, comme quoi nous sommes dans un pays civilisé. Ouais ils sont cool ces japonais !

L’automne, les japonais font la chasse aux feuilles rouges et nous, comme on aime cela également, on est parti en chercher. Soyons honnêtes elles n’étaient pas nombreuses. Deux arbres tout au plus respectaient les critères du Kōyō (紅葉). Les arbres rougissent lorsqu’il fait froid, et bon ces derniers temps il faisait plutôt bon. Ô déception ! Une chance que la nature c’est cool avec ou sans feuille rouges, mais cependant on est resté un peu sur notre faim, pourtant on avait bien lu que la bonne période était fin octobre. Si on ne peut même plus avoir confiance en dame nature !

Pour arriver au sommet du Mont Takao, il y a plusieurs chemins avec différents niveaux de difficultés. Certains sont recommandés avec ou sans singe, plus agréable au printemps, plus agréable en automne. Nous avons évidemment pris ce dernier. Il y a également un téléphérique et un funiculaire pour les feignants, mais ceux qui nous connaissent savent  que nous sommes des guerriers et que l’effort physique est notre carburant. J’ai même un badge qui en témoigne ! L’ascension s’est faite tranquillement malgré des chaussures trouées, oui je suis venu au Japon avec une paire pourrie. Arrivés en haut une foule de gens étaient en train de pique niquer. Franchement ça ne faisait pas rêver, mais la vue était superbe même si le Mont Fuji jouait à cache cache ce jour là. Petite parenthèse j’admire cette capacité qu’on les japonais à se poser en mode pique nique avec tout l’attirail qui va bien. On sent le poids de l’expérience, c’en est presque un art à ce niveau !

Nous sommes redescendu par le chemin le plus emprunté, celui bordé de temples et de stands de nourriture et comme nous sommes des êtres faibles, nous avons cédé à l’appel des tengu dango (boulettes faites à base de mochi, une pâte de riz gluant et d’eau) qui se sont avérés être les meilleurs dango du monde fait à base de sésame et chauffés au feu de bois ! Mmmm ! Dire que l’on a été assez bête pour en acheter qu’une et se la partager, quelle idée d’avoir apporter des provisions, ça nous à juste fait culpabiliser de faire de la gourmandise et pis c’est tout. Maintenant on le sait ce genre d’endroits c’est la nature plus qu’apprivoisée, pas de risque de se perdre en forêt !

Tout le long du chemin nous nous disions que nous avions du commettre une erreur et que le matsuri ne devait pas être ce jour là. Quel dommage d’avoir choisi de prendre le risque de la foule pour un matsuri qui n’avait finalement pas l’air d’exister. Mais une surprise nous attendait à notre retour au pied de la montagne tout un groupe de danseurs traditionnels en train de se produire ! Aaaah nous l’avons finalement eu notre matsuri !

Yokohama

Première sortie à Yokohama, ville à la célèbre grande roue. Pour nous, Yokohama évoquait surtout les dramas japonais (séries TV), car nombreux sont ceux qui s’y déroulent. A présent, on pense en faire notre sortie balnéaire !

Une ambiance nonchalante règne ici, loin du tumulte de Tokyo nous ressentons cette ville banlieusarde chic comme un véritable havre de paix dédié au loisir et à la détente. Le lieu est aussi connu en tant que Chinatown Tokyoïte et s’y promener est totalement dépaysant. Ici, comme le dit Katzina, les personnes qui n’arrivent pas encore à faire le distinguo entre la Chine et le Japon pourront une bonne fois pour toute voir les différences flagrantes entre ces deux pays aussi bien d’un point de vu gustatif qu’architectural.

La ville est super agréable, et c’est tout naturellement qu’elle tend à devenir un lieu de sorties prisé par les propriétaires canins, familles, couples, amis… souhaitant faire du shopping, aller au parc d’attraction ou tout simplement se promener. Actuellement, de nombreux japonais souhaitent s’y installer pour la qualité de vie et la proximité de Tokyo, mais les loyers sont du fait de tous ces avantages, extrêmement chers. La solution ? Être riche (une formalité quoi), ou se limiter au minimum concernant le choix de son logement.

Durant cette journée, nous nous sommes contenté de flâner et de regarder la nuit tomber (en ce moment, elle tombe vers 17h) le long du port puis de continuer vers le parc d’attraction qui rameute tous les lycéens du coin. Dieu qu’on peut se sentir vieux parfois lorsque l’on traverse une salle d’arcades blindée d’ados en sortie ‘ »nocturne ». Erwann a une passion pour le jeu de tambour, comme un rock band mais sans le rock et sans le band et surtout… pas dans ton salon. Les peluches des machines attrapes coui***** qui consistent justement à attraper des peluches avec une pov’ pince toute molasse, ont toujours un franc succès ici et je dois dire qu’elles m’ont fait de l’œil avec ces petites peluches si choupiiiies qui avaient déjà les 3/4 de leurs petits corps potelets prêt à tomber vers la sortie, mais j’ai tenu bon ! Avec seulement 2 parties de ces machines infernales je m’offre un festin de takoyaki messieurs dames !

Durant cette folle escapade nous sommes très loin d’avoir fait le tour de ce que Yokohama avait à offrir, nous serons donc forcé d’y retourner avec regrets… Dans notre « to do » il reste donc : un énorme bateau à voir de plus prés, un parc où se prélasser, des bâtiments d’une incroyable modernité à admirer, un musée de la noodle cup à « déguster » et bon, nous ne sommes pas monté dans la grande roue ni dans aucune attraction d’ailleurs. J’ai le vertige mais pour apprécier un magnifique couché de soleil je serais capable de me faire violence. Et si on est en forme physiquement un choupi (enfant de moins de 6ans dans mon dico) à kidnapper tellement ils sont meuuuugnons avec leurs petites joues rouges, à défaut on se contentera d’un choupito (petit chien dans mon dico) qui malgré le fait qu’ils aient un sacré air stupide de poupette à sa maman avec leurs accoutrements ridicules n’en restent pas moins des boules de poiles au potentiel choupinitude (mignon dans mon dico) super élevé. Et puis aussi ça se range plus facilement dans un placard.

Pour la petite histoire, nous étions présents au moment d’Halloween, et nous avons eu la chance de croiser lors de notre périple la plus sexy des fées Clochette… En exclus sur kurikinton. Attention les yeux !

 

Premières sensations du Japon

Première sensation du japon, on descend de l’avion et il fait si lourd et si humide en même temps, c’est complètement différent du climat français. Une chose exceptionnelle avec ce climat, c’est que quand il tombe une pluie diluvienne le climat ne se rafraîchît pas pour autant.

Même si ce n’est pas notre premier voyage au japon l’impression de débarquer en terre inconnue est très présente. C’est toujours très étrange ce choc des cultures et des mœurs dès le débarquement, il nous faudra un temps d’adaptation pour commencer à prendre nos marques et à nous sentir plus à l’aise. Il est difficile d’expliquer aussi cette sensation de ne pas faire partie du groupe, de ne pas vraiment avoir de repères et de se dire que cette fois ci on va devoir s’immerger en profondeur, avec cette question « allons nous réussir à nous intégrer ? ». Une chance pour nous, Hiro et Mai nous attendent à la gare de kamata, notre nouveau quartier. Y a pire pour débuter un voyage ! :)

L’administration à la japonaise

Force et de constater que quand même, ils sont efficaces les japonais. Arrivée à l’aéroport je me mets direct dans la file des personnes pouvant rester plus de 3 mois au japon, en moins de 15 minutes ma carte de résidente était faite et on me donnait un papier me stipulant d’aller à la mairie de ma ville pour m’enregistrer dans les 14 jours suivant mon arrivée. Pour aller à la mairie, j’ai eu la chance d’être accompagnée par Mai, ca m’a grandement simplifiée la vie. A la mairie ils te demandent juste de remplir quelques formulaires qui sont en anglais et en japonais, de montrer ta resident card et ton passeport et le tour est joué. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Puis direction le 3e étage de la mairie pour m’enregistrer dans le système d’assurance japonaise, là encore juste la résident card et le passeport sont à fournir. Je me suis pris la tête sur ce qui serait le mieux pour moi… Je n’ai pas une bonne santé et le système d’assurance japonais est comme en France, elle ne rembourse qu’une partie des frais des soins en l’occurrence 70% ; ce qui veut dire que le reste c’est pour moi… Ce qui n’est pas un problème quand le pire du pire de ce qui peut t’arriver et d’attraper un gros rhume. Mais bon je souffre malheureusement de soucis un peu plus grave et qui dans tous les cas n’auraient pas étaient couverts par les assurances internationales qui te font payer des sommes exorbitantes pour te dire que finalement les problèmes de santé antérieurs ne sont pas couverts de même que les frais médicaux en cas de catastrophes naturelles (j’ai carrément téléphoner tellement je trouvais ça énorme mais juste le rapatriement est couvert en cas de catastrophe). Dans tous les cas en 15 min c’était bon, j’avais mon assurance que je devrai commencer à payer le mois prochain via un système au konbini.

Puis direction la banque. J’ai choisi la Shinsei sur le conseil de Mai et aussi après avoir lu pas mal de retours positifs sur internet. La plus proche sur ma ligne JR étant à la station Tokyo. Attention, je ne sais pas si je suis mal tombée, mais personne ne parlait anglais ce jour là, encore une chance que Mai était là ! Ici encore j’ai rempli un formulaire, il y a eu un petit soucis avec mes middle names qui me pourrissent la vie depuis mon enfance… Sérieux choisissez un prénom à votre enfant et c’est tout, c’est pas comme si les autres étaient utiles. Surtout quand ta grand mère te dit qu’elle aussi elle n’aime pas son prénom… M’enfin passons. Puis arrive le temps de choisir la couleur de ma carte et hop en 20min j’avais ma carte baby face en ma possession. Petite parenthèse, ils demandent un numéro de téléphone donc si possible faites pas comme moi et commençaient par vous prendre un téléphone avant d’aller à la banque.

Puis direction le softbank de Ginza. Pas de chance, ils n’avaient plus de téléphone prepaid (formule pour laquelle on s’est finalement décidé étant donné l’incertitude de notre projet), nous avons dû y retourner le lendemain à la première heure sur le conseil du vendeur. Les abonnements étant comme en France couplé avec une obligation sur plusieurs années. Le prepaid est quand même un système couteux 50 euro l’heure à peu prêt à utiliser dans les 2 mois… Mais bon il faut bien qu’on puisse nous joindre pour un éventuel taf. Autre petite parenthèse, là encore il faut donner un numéro de téléphone fixe au japon pour avoir un téléphone… Cherchez l’erreur. J’ai donné le numéro de mon école. C’est peut être la démarche qui nous a prit le plus de temps vu qu’il y a encore eu des problèmes avec mes middle names… A peu prêt 1h, 1h30.

Une fois toutes ces démarches réalisées on peut se dire « une bonne chose de faite ! »

Le service à la japonaise

J’avais encore quelques trucs à faire comme par exemple réaliser des cartes de visites. C’est vitale au japon tout le monde en a une et se l’échange à chaque rencontre ! Pour se faire et aussi parce que j’en avais besoin pour bosser en général, je me suis fait livrer un ordi portable avec l’aide de Hiro. J’ai donc expérimenté le service d’expédition japonais et qu’elle ne fut pas mon étonnement quand j’ai constaté que lorsqu’on ne se trouvait pas à notre domicile au moment de la livraison, on pouvait téléphoner au livreur qui nous avait laissé un avis de passage pour convenir d’un autre jour de livraison et que Ô stupéfaction, il te propose de repasser dans l’heure. Et toi tu es là genre, mais il est 21h !

Sawara

Ce weekend nous avons gentillement été invité chez un ami d’Hiro & Mai à la campagne, dans la région d’Ibaraki. Après un trajet en bus d’un temps indéfinie car je me suis endormi comme une loutre au bout de 3 minutes, nous arrivons au terminus.

Osuka san est déjà au parking prêt a nous emmener jusqu’à sa maison en voiture. Pendant le trajet, nous découvrons une région encore très touchée par les tremblements de terre de 2011. Malgré de nombreux travaux en cours, la route est encore déformée, les poteaux déracinés, et certaines maisons partiellement détruites. Nous apprenons également que cette région a été bâtit sur de l’eau et que le terrain a été créé par l’homme ce qui le rend plus propice à s’endommager en cas de tremblement de terre.

Nous arrivons à la maison d’Osuka san et découvrons une demeure de taille conséquente de style ancien mais récemment rénovée du fait du tremblement de terre et par ce biais modernisée, ainsi qu’un magnifique jardin avec petit étang où se prélassent les grenouilles qui ont l’air d’apprécier le spot. Nous profitons de ce blog pour remercier encore une fois toute la famille d’Osuka san et lui même pour l’accueil chaleureux qu’ils nous ont témoigné. Sa mère et sa sœur nous ont offert du thé, des gâteaux ainsi que des morceaux de kaki et de nashi pré-découpés, des denrées qui sont un luxe pour beaucoup de tokyoïte et dont on se régalera avec félicité !

Petit zoom spécial « fruits » parce qu’ils le valent bien. 😉
Les kakis et les poires (nashi) nippones sont assez différents de leurs homologues français. Le kaki est beaucoup plus ferme et le gout semble plus raffiné. La poire elle, ne ressemble en rien à la williams ni a aucune autre variété française de par sa forme, sa texture ou son gout, le seul point commun réside dans leurs fraicheurs. Moins sucrée, et au gout moins prononcé cette poire n’en reste pas moins délicieuse.
Fin du zoom.

Il est 16h et pourtant le soleil se couche déjà. Osuka san nous emmène voir un temple shinto, nous apprendrons à cette occasion les différences entre prières shinto et bouddhiste.

Zoom « prières » parce que des fois on est curieux
Lors d’une prières shinto, il est d’usage de s’incliner 2 fois, puis de frapper 2 fois dans ses mains et de rester dans la position pour prier et enfin de se pencher une dernière fois avant de se retirer.
Lors d’une prière bouddhiste, il est d’usage de s’incliner légèrement en joignant les mains en priant et de s’incliner à nouveau au moment de quitter le temple.

Profitant de la quiétude du lieu (personne a part le bruit des insectes et de l’eau qui coule), nous nous dirigeons dans la nuit par le biais d’un chemin en pleine nature aux allures mystique. Nous y faisons la rencontre d’un petit chat errant qui nous adoptera pendant toute la durée du chemin jusqu’au temple dans l’attente d’une petit encas que malheureusement nous n’étions pas dans la mesure de lui offrir. Le temple était malheureusement en rénovation mais le lieu est superbe et mérite d’y retourner de jour.
Qu’est devenu le chat ? Il a été capturé à la sortie du temple par un tanuki transformé en être humain ! une femme étrange tapis dans le noir, seule avec une grosse valise à la recherche d’un célèbre point d’eau… inconnu au bataillon.

Plus tard dans la nuit nous arrivons à Sawara, petite ville dont nous atteignons le centre par l’intermédiaire d’un petit bateau via un petit canal. Ici réside l’une des raisons de notre venue, l’organisation d’un Matsuri (festival) ! Le festival avait déjà débuté à notre arrivée et alors que nous amarrons nous pouvons déjà observer le défilé de chars se succéder sous nos yeux. Des chars traditionnels réellement qui se déplacent à la force de l’homme et par le biais de leviers en bois. Admirable ! Autour, des hommes et des femmes dansent, chantent, jouent de la musique et la foule somme toute réduite car étant un vendredi et le premier jour d’un festival sur 3 jours s’anime autour des stands tous plus appétissants les uns que les autres. A cette occasion nous dégustons des brochettes yakitori et nous découvrons avec stupéfaction qu’au japon le yakitori est exclusivement au poulet ! Eeeeeh oui ! Nous connaissons pourtant les deux mots a l’origine de cette appellation mais nous n’avions jamais fait le rapprochement ! Littéralement Yaki, grillé et tori,oiseau.  Nous gouttons également aux taiyaki artisanaux genre de gaufre en forme de poisson fourrée à la pâte d’haricots rouges, à la ramune limonade populaire pendant les matsuri avec un système de bille propulsée et à l’amazake, boisson chaude peu alcoolisée à base de riz fermenté, délicieuse ! Ce matsuri qui a une ambiance conviviale de par sa taille et son emplacement est juste magnifique, et les photos ne lui rendent pas du tout  hommage.

En rentrant chez Osuka san, un festin composé de sushi, potato-salada, brochettes, tempura… Ainsi que de saké de la région et d’un umeshuu (Alcool de prune) fait maison et divin nous attendent. Ce soir là, on vivra notre premier tremblement de terre (dans le sens ou on se rendra compte que le sol tremble). Il est très bref mais plus que le tremblement de terre, c’est la réaction d’Hiro qui réalisant que nous vivions notre premier tremblement de terre se précipitera sur son appareil photo pour prendre nos réactions à vif qui me marquera. :p

Le lendemain on retournera à Sawara où les festivités continuent avec plus de monde et nous dégusterons des sobas noires à base d’algues pour repas et de délicieuses takoyaki ou le bout de poulpe il plaisantait pas sur la taille. Mais ceci est une autre histoire…

 

Le coiffeur au Japon

Pour passer des entretiens je m’étais dit qu’il valait mieux aller chez le coiffeur, surtout dans un pays comme le Japon où l’apparence à une certaine importance. Seulement avec mon niveau de japonais et les coiffures des japonais à la télé où la permanente règne, j’avais quelques légères appréhensions.

J’avais repéré un petit salon de coiffure devant lequel je suis passé maintes fois. Et un jour oui j’ai osé, j’ai demandé un rendez vous, et truc de fou je l’ai obtenu. Honnêtement j’ai eu peur de me faire envoyer balader : « Gros là, avec tes cheveux qui pue le fromage ça va pas être possible ! ».

J’y suis allé avec une photo sur mon Iphone me disant que ça limiterait les dégâts. Technique très pratique que j’ai adopté également en France. Elle m’a indiqué qu’elle voyait, pas de soucis, et elle m’a posé une question et montré un catalogue de coiffure. Sic…

En fait elle me demandait simplement : « Et derrière on fait comment ? ». Hormis le fait que j’ai cru que j’allais y passer l’année vu la vitesse à laquelle elle allait, j’en suis sortie au bout de 40 minutes plus satisfait qu’en France pour la même somme : 1800 yen, soit 18 euro.

Mushi mushi

Une chose m’étonnera toujours quand même c’est l’omniprésence de la nature au cœur même de Tokyo. Ou que l’on aille on les entend et on peut dire qu’ils sont bruyants les mushi locaux ! Ils sortent des sons improbables et c’est vraiment dépaysant..

Par contre il y’en a certains que je voudrais bien pouvoir entendre arriver mais à croire qu’ils ont un silencieux ! Satanés moustiques et je peux l’annoncer après analyse et comparaison ceux d’ici sont des voraces perfides ils n’attendent même pas la nuit pour se jeter sur toi et c’est pas du petit ouvrage j’ai bien l’impression que je vais les garder un bon bout de temps mes énormes boutons tout rouges, ce qui ne serait rien s’ils ne me démangeaient pas autant ! Petite parenthèse, il semblerait que ce soit mondial ce phénomène étrange qui pousserait cet insecte à ne faire des festins que de sang quasi exclusivement féminin !

Dans notre guesthouse il paraitrait que les véritables invités sont les cafards, je ne les ai personnellement pas rencontrés mais un mot de bienvenue était laissé dans la cuisine par un des résidents mentionnant ces visiteurs impromptus. Une chose est sûre, de mon côté j’ai vu un lézard se promener sur le mur de la cuisine et une araignée qui s’est évertuée à jouer à cache cache avec moi et à me sauter dessus (mais vraiment) pendant que je tentais désespérément de faire le ménage dans notre chambre. Feu l’araignée elle m’a attaquée une fois de trop, on aurait pu être amie elle et moi si elle s’était contentée des moustiques.

En parlant de cafard, je crois n’en avoir jamais vu d’aussi gros que dans les rues de Kyoto !

Je vous le dis net la nature ne semble pas avoir abandonnée ses droits dans les grandes villes japonaises et même si je me dis « ouuuaais c’est cool », je n’en suis pas plus rassurée pour autant.

Le sous sol de l’enfer

A Kamata autour de la station de métro se trouve un centre commercial nommé « Grand Duo » avec un sous sol. Mais ce lieu est diabolique.

Naïvement nous cherchions des « korokke » ces mets panés dans l’huile absolument pas gras à la citrouille, à la viande, à la patate douce… N’en trouvant pas à l’étage nous avons décidé d’explorer les profondeurs : Quelle erreur. Un stand d’okonomiyaki d’Hiroshima en plein « time service » nous attendait pour seulement 500 yen (5€). Il était plus fort que nous et nous avons cédé.

Tout autour, des stands de bouffe tous plus alléchants les uns que les autres pour un amateur de nourritures nippones : Du katsu, des korokke, des takos (des patounes de poulpe), du gras en concentré…

On sait à présent où on ira pour trouver des korokke, ce qu’on ne sait pas c’est avec avec quoi on remontera. Ce qui me rassure c’est qu’à la guesthouse, il n’y a pas de pèse-personne.

Notre quartier

Hello tout l’monde !

De retour de kyoto je prends enfin le temps d’écrire un petit article sur notre début de vie au japon. On peut dire qu’Hiro et Mai sont adorables et nous simplifient vraiment toutes les démarches de la vie courante ici. Petit à petit nous commençons à nous approprier notre quartier de yakuza et de zoku parait-il ! M’enfin on a aperçu juste une fois des bōsōzoku (gang de motards) depuis notre arrivée et ils étaient plutôt tranquille le chat.

Pour ce qui est de la vie courante, on note précautionneusement les enseignes de magasins à adopter pour une vie nippone facilitée. Pffiou, pas besoin d’aller dans tous les magasins à prendre des notes et comparer les prix, Mai les bons tuyaux est là ! :) Et c’est pas plus mal quand on sait que nos premières courses alimentaires faites  » on our own  » on les a faites dans un très chic Tokyo store (l’équivalent d’un monoprix), un peu plus et on revenait en France après 1 mois sans le sou.

Le quartier où on habite, Kamata, est sympa, animé, il y a de tout mais ça reste de taille tout à fait humaine. On accède facilement par la JR à des endroits touristiques et la gare à quelques stations de la notre, Shinagawa, nous a même permis d’aller jusqu’à Kyoto directement.