Sawara

Ce weekend nous avons gentillement été invité chez un ami d’Hiro & Mai à la campagne, dans la région d’Ibaraki. Après un trajet en bus d’un temps indéfinie car je me suis endormi comme une loutre au bout de 3 minutes, nous arrivons au terminus.

Osuka san est déjà au parking prêt a nous emmener jusqu’à sa maison en voiture. Pendant le trajet, nous découvrons une région encore très touchée par les tremblements de terre de 2011. Malgré de nombreux travaux en cours, la route est encore déformée, les poteaux déracinés, et certaines maisons partiellement détruites. Nous apprenons également que cette région a été bâtit sur de l’eau et que le terrain a été créé par l’homme ce qui le rend plus propice à s’endommager en cas de tremblement de terre.

Nous arrivons à la maison d’Osuka san et découvrons une demeure de taille conséquente de style ancien mais récemment rénovée du fait du tremblement de terre et par ce biais modernisée, ainsi qu’un magnifique jardin avec petit étang où se prélassent les grenouilles qui ont l’air d’apprécier le spot. Nous profitons de ce blog pour remercier encore une fois toute la famille d’Osuka san et lui même pour l’accueil chaleureux qu’ils nous ont témoigné. Sa mère et sa sœur nous ont offert du thé, des gâteaux ainsi que des morceaux de kaki et de nashi pré-découpés, des denrées qui sont un luxe pour beaucoup de tokyoïte et dont on se régalera avec félicité !

Petit zoom spécial « fruits » parce qu’ils le valent bien. 😉
Les kakis et les poires (nashi) nippones sont assez différents de leurs homologues français. Le kaki est beaucoup plus ferme et le gout semble plus raffiné. La poire elle, ne ressemble en rien à la williams ni a aucune autre variété française de par sa forme, sa texture ou son gout, le seul point commun réside dans leurs fraicheurs. Moins sucrée, et au gout moins prononcé cette poire n’en reste pas moins délicieuse.
Fin du zoom.

Il est 16h et pourtant le soleil se couche déjà. Osuka san nous emmène voir un temple shinto, nous apprendrons à cette occasion les différences entre prières shinto et bouddhiste.

Zoom « prières » parce que des fois on est curieux
Lors d’une prières shinto, il est d’usage de s’incliner 2 fois, puis de frapper 2 fois dans ses mains et de rester dans la position pour prier et enfin de se pencher une dernière fois avant de se retirer.
Lors d’une prière bouddhiste, il est d’usage de s’incliner légèrement en joignant les mains en priant et de s’incliner à nouveau au moment de quitter le temple.

Profitant de la quiétude du lieu (personne a part le bruit des insectes et de l’eau qui coule), nous nous dirigeons dans la nuit par le biais d’un chemin en pleine nature aux allures mystique. Nous y faisons la rencontre d’un petit chat errant qui nous adoptera pendant toute la durée du chemin jusqu’au temple dans l’attente d’une petit encas que malheureusement nous n’étions pas dans la mesure de lui offrir. Le temple était malheureusement en rénovation mais le lieu est superbe et mérite d’y retourner de jour.
Qu’est devenu le chat ? Il a été capturé à la sortie du temple par un tanuki transformé en être humain ! une femme étrange tapis dans le noir, seule avec une grosse valise à la recherche d’un célèbre point d’eau… inconnu au bataillon.

Plus tard dans la nuit nous arrivons à Sawara, petite ville dont nous atteignons le centre par l’intermédiaire d’un petit bateau via un petit canal. Ici réside l’une des raisons de notre venue, l’organisation d’un Matsuri (festival) ! Le festival avait déjà débuté à notre arrivée et alors que nous amarrons nous pouvons déjà observer le défilé de chars se succéder sous nos yeux. Des chars traditionnels réellement qui se déplacent à la force de l’homme et par le biais de leviers en bois. Admirable ! Autour, des hommes et des femmes dansent, chantent, jouent de la musique et la foule somme toute réduite car étant un vendredi et le premier jour d’un festival sur 3 jours s’anime autour des stands tous plus appétissants les uns que les autres. A cette occasion nous dégustons des brochettes yakitori et nous découvrons avec stupéfaction qu’au japon le yakitori est exclusivement au poulet ! Eeeeeh oui ! Nous connaissons pourtant les deux mots a l’origine de cette appellation mais nous n’avions jamais fait le rapprochement ! Littéralement Yaki, grillé et tori,oiseau.  Nous gouttons également aux taiyaki artisanaux genre de gaufre en forme de poisson fourrée à la pâte d’haricots rouges, à la ramune limonade populaire pendant les matsuri avec un système de bille propulsée et à l’amazake, boisson chaude peu alcoolisée à base de riz fermenté, délicieuse ! Ce matsuri qui a une ambiance conviviale de par sa taille et son emplacement est juste magnifique, et les photos ne lui rendent pas du tout  hommage.

En rentrant chez Osuka san, un festin composé de sushi, potato-salada, brochettes, tempura… Ainsi que de saké de la région et d’un umeshuu (Alcool de prune) fait maison et divin nous attendent. Ce soir là, on vivra notre premier tremblement de terre (dans le sens ou on se rendra compte que le sol tremble). Il est très bref mais plus que le tremblement de terre, c’est la réaction d’Hiro qui réalisant que nous vivions notre premier tremblement de terre se précipitera sur son appareil photo pour prendre nos réactions à vif qui me marquera. :p

Le lendemain on retournera à Sawara où les festivités continuent avec plus de monde et nous dégusterons des sobas noires à base d’algues pour repas et de délicieuses takoyaki ou le bout de poulpe il plaisantait pas sur la taille. Mais ceci est une autre histoire…

 

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